l’éducation des chiens guides des aveugles

Le dressage des chiens guides pour assister les aveugles a pour but d’aider le chien à s’habituer de  faire ce que lui demande d’exécuter. L’éducation se fait en 2 étapes :

En école : ou on doit apprendre aux chiens les fondamentaux et les gestes de base.

En stage : en accompagnement la personne aveugle pour l’habituer aux ordres et aux gestes pour s’entendre avec le chien

Les éducateurs de chiens ont pour but de bien éduqué le chien, différentes races peuvent être choisies mais le plus souvent des  labradors, Il a une certaine rapidité de comprendre ce qu’on lui dicte et un bon physique pour assumer sont de guide.

Il faut sélectionner les chiots qui seront en mesure d’être des futurs chiens de guides et les donner à des familles qui seront chargé bénévolement de leur donner des formations de base pendant 1 an.

Les chiots sont éduqués sur (l’obéissance, les différentes techniques et façons de guidage, le repérage des obstacles, l’évaluation, l’adaptation) .

L’éducateur doit apprendre aux personnes handicapées les différentes techniques d’attribution, et comment transmettre les mots d’ordre.

Finalement, il faut  entretenir le chenil, s’occuper de l’alimentation et, bien sûr, soigne les animaux pour éviter les maladies, sans oublier qu’il faut veiller sur la santé des chiens et de choisir la bonne mutuelle pour animaux qui peut couvrir toutes les charges de  maladies qu’un chien peut rencontrer.

La disponibilité et la motivation doivent être présentes pour assurer l’éducation des chiens ainsi que le sens relationnel pour aider les aveugles à bien gérer leurs chiens.

 

dressage-chien-guide

Débuter le dressage du chien-guide

Les règles générales du dressage sont applicables ici. Le professeur P. Dechambre donnait les règles suivantes :

— la répétition ;

— le rythme;

— la continuité ;

— la progressivité.

Avec, comme facteurs complémentaires, les récompenses et les châtiments. On doit aboutir à des réponses fixes, correspondant à une obéissance immédiate, se traduisant par des mouvements précis, avec absence de tout mouvement parasite.

Le dressage du chien-guide doit être fait d’une façon parfaite, car ce chien a une responsabilité énorme : la sécurité, et même la vie de son maître.

Il ne faut pas oublier que, dans le dressage, le rôle des instructeurs est capital.

Au Seeing Eye, les élèves instructeurs ne commencent à travailler seuls qu’après un stage de quatre ans (il faut éduquer les chiens, mais aussi les aveugles). Cela montre toute l’importance qu’il faut accorder à ceux qui ont la responsabilité de la formation et de l’utilisation des chiens d’aveugle.

En ce qui concerne le dressage du chien, nous nous reporterons au travail de J.-M. Gourdon, en ne retenant que la méthode du Seeing Eye aux États-Unis, dont l’origine est européenne (Suisse).

Le dressage d’un chien-guide du Seeing Eye commence lorsque l’animal a environ quatorze mois.

DÉBOURRAGE. Au cours du débourrage, qui est le premier temps du dressage, on apprend au chien à marcher en laisse, à gauche du dresseur et légèrement en avant de lui. Notons que dans tous les autres dressages le chien marche à gauche ou à droite du dresseur, selon les pays, et ne dépasse jamais son conducteur ; la tête du chien doit être au niveau de la jambe de l’homme. Le chien d’aveugle marche en avant de son maître; il le dépasse de sa propre longueur. Pour habituer le chien à le précéder légèrement, le dresseur le retient par sa laisse; si l’animal n’avance pas assez, le dresseur lui donne quelques coups de baguette sur l’arrière-train, baguette qu’il tient de sa main droite et qu’il fait passer derrière lui. Dès que l’homme s’arrête, le chien doit s’asseoir ; lorsqu’il repart, il dit : en avant ! pour habituer son élève aux commandements; de même, lorsqu’il tourne à droite ou à gauche, il dit : « à droite! » ou à gauche ! ». De cette façon, il s’établit rapidement dans l’esprit du chien une association entre les paroles et les mouvements.

Le débourrage est terminé lorsque le chien marche correctement à gauche du dresseur, en tirant très légèrement sur sa laisse, et qu’il s’assoit à chaque arrêt; il ne doit plus essayer de jouer, ou de suivre d’autres chiens. Cette première phase du dressage dure en moyenne deux semaines.

On conduit le chien en tenant la laisse rigide par son anse; on tient dans la même main la laisse souple repliée, pour donner, le cas échéant, une plus grande liberté au chien ; le chien-guide, en effet, ne porte pas seulement son harnais, mais aussi un collier et une laisse souple classique.

Le chien s’habitue rapidement au harnais, et aucune difficulté ne se présente pour la marche en terrain nivelé.

On apprend ensuite au chien à éviter, ou à signaler, les obstacles qu’il rencontre.

Dans un premier stade, il s’agit d’obstacles qui se trouvent au niveau du sol (pierre, tronc d’arbre, bordure de trottoir, tranchée, flaque d’eau). On dispose pour cela de parcours artificiels.

Suivons le dresseur et son chien lors d’une des premières séances de travail.

Le dresseur se laisse guider passivement jusqu’au premier obstacle : un tas de pierres couvrant la moitié droite de l’allée. Le chien a tendance à passer trop près de l’obstacle; l’homme qu’il guide peut heurter du pied l’une des pierres. Le dresseur oblige donc le chien à passer assez loin de l’obstacle par l’intermédiaire de la laisse rigide. Ce passage est répété deux ou trois fois de suite; dès que le chien exécute correctement le mouvement, il reçoit une petite récompense.

L’obstacle suivant est un long madrier posé en travers de l’allée. Au premier essai, le chien est tenté de sauter l’obstacle; mais au moment où il va franchir le madrier, le dresseur le retient en donnant un coup sec sur la laisse et commande : « assis!

Le dresseur tâte alors l’obstacle avec son pied, ou une canne blanche, comme s’il n’y voyait pas, commande au chien : « en avant ! », puis franchit l’obstacle. L’exercice est le même lorsqu’il s’agit de monter sur le trottoir ou d’en descendre : le chien doit s’arrêter face à l’obstacle et attendre que le dresseur lui ait donné l’ordre de repartir.

Dans ce premier stade de dressage, on distingue donc deux sortes d’obstacles : ceux que le chien signale et que son maître franchit après les avoir identifiés (trottoir, marche, tronc d’arbre, petite tranchée, etc.) et ceux que le chien doit contourner en laissant une marge de sécurité pour son maître (véhicules ou personnes arrêtés, arbre, obstacle matériel quelconque). On prend soin de changer fréquemment de parcours et d’obstacles, pour éviter des réflexes conditionnés que l’on ne cherche pas.

On passe progressivement par des obstacles de plus en plus compliqués, pour en arriver à ceux qui ne sont obstacles que pour l’homme, comme un câble tendu à 1,50 m au-dessus du sol.

On commence le dressage avec des perches très légères, dont les extrémités reposent sur des supports de hauteur variable. Au premier essai, le chien, qui ne peut naturellement considérer comme un obstacle pour lui une perche horizontale posée à 1,50 m du sol, passe dessous. Au moment où son corps atteint la perche, le dresseur retient son chien en donnant un coup sec sur la laisse et fait tomber la perche sur le dos de l’animal; ce dernier redoute ainsi rapidement tout obstacle situé à moins de 1,90 ou 2 m du sol et sous lequel il doit passer avec son maître. Lorsqu’il en rencontre un, il s’assoit et attend un ordre pour repartir.

Lorsque le chien ne commet plus de fautes, son dresseur se fait conduire, les yeux fermés, sur un parcours nouveau.

A partir de ce stade du dressage, le chien-guide commence un entraînement beaucoup plus complexe, destiné à le familiariser avec le milieu dans lequel il évoluera plus tard, et à lui donner le sens exact de ses responsabilités futures. Le travail a lieu non plus sur un parcours artificiel, mais en ville. Matin et soir, le dresseur et son chien
vont parcourir les rues de la ville; le chien y apprend à guider son maître parmi la foule, puis à lui faire traverser les rues.

Pour ce dernier exercice, le dresseur se fait conduire au bord du trottoir, face à un passage pour piétons, et commande : « en avant! le chien doit attendre un ralentissement, ou mieux, un arrêt du trafic, pour traverser ; lorsque arrive un véhicule devant lequel il ne peut passer, il s’assoit, puis repart sans attendre d’ordre dès que la voie est libre. Cet exercice, fréquemment répété, développe beaucoup, et en un temps assez bref, les qualités essentielles qu’on demande au chien : l’attention, la prudence, l’esprit d’initiative.

Au cours de ces longues promenades en ville, le chien est amené à conduire son maître dans des escaliers. Quel que soit le sens dans lequel il aborde un escalier, le chien doit s’arrêter au ras de la première marche et s’asseoir ; le dresseur tâte la marche ou descend — très lentement, en et commande : « en avant » ) : le chien monte — marquant un léger temps d’arrêt à chaque marche. Lorsqu’il arrive à un palier, ou à la dernière marche, il s’assoit et attend l’ordre de repartir.

Lorsque le dresseur considère que son chien le guide parfaitement, il le soumet à l’appréciation d’un inspecteur. Pour cela, il se fait conduire, les yeux bandés, selon un itinéraire fixé par l’instructeur ; si le chien commet la moindre faute, le dressage doit être poursuivi. Le chien ne peut être confié à un aveugle avant que son éducation soit complètement acquise.

Le dressage d’un chien d’aveugle dure environ trois mois, au cours desquels le dresseur doit commander au chien, corriger ses fautes, mais ne jamais prendre l’initiative des mouvements, afin que l’animal sente bien, dès le début, qu’il conduit une personne. Il est bon, également, que le dresseur tâte tous les obstacles que lui signale le chien, comme le fera plus tard l’aveugle.